Caprices
(Léo Joannon, 1942)

Là où Quelle drôle de gosse ! pêchait par son académisme malgré de belles fulgurances, Caprices s'impose par sa fantaisie et sa vitalité. Le scénario et les dialogues, signés Companeez et Cayatte, font du film un véritable conte, délicieusement désuet, avec son prince et sa princesse (Albert Préjean et Danielle Darrieux, formidables) qui, lors d'une parenthèse enchantée, oublient leur morne quotidien. Les seconds rôles ne sont pas en reste (mention spéciale à Jean Parédès qui fait délicieusement penser à Jean Tissier). L'un des meilleurs films produits durant l'Occupation par la Continental.