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Les fleurs du soleil (Vittorio De Sica, 1970)

Voilà un film terriblement académique dont le déroulement parait sans cesse balisé. Outre le dolorisme pesant personnifié par une Sophia Loren caricaturale (Mastroianni n'est pas beaucoup plus convaincant), on est assommé par la partition d'Henry Mancini, incroyablement redondante et larmoyante. Malgré tout, I girasoli contient de beaux moments et quelques plans restent en tête. Cela ne suffit pas: la réputation flatteuse du film demeure une énigme.

Station terminus (Vittorio De Sica, 1953)

Vu le montage Selznick amputé de près d'une demie-heure par rapport à la version du réalisateur. Malgré tout, le film est très réussi et l'unité ne s'en trouve pas amoindrie. Le couple vedette est excellent et les quelques inserts néo-réalistes à ce mélodrame hollywoodiens sont plutôt bien sentis, le crédit en revenant à Cesare Zavattini, le scénariste attitré de Vittorio De Sica. Les dernières minutes sont émouvantes à souhait. On regrettera tout juste la présence un poil envahissante et redondante de la musique. Très beau.