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Simone Barbès ou La vertu (Marie-Claude Treilhou, 1980)

D'un cinéma porno de Montparnasse à une boîte lesbienne de République, Treilhou photographie en instantané la morne existence de Simone Barbès, jeune femme grande gueule, aussi indépendante que désabusée. A travers son personnage, c'est à une génération dont les rêves se sont heurtés aux fausses promesses soixante-huitardes que s'intéresse la cinéaste, produite par Vecchiali. Les dernières minutes (la virée nocturne en voiture) sont sublimes, la musique (Gabriel Fauré) et l'humanité des comédiens plongeant le spectateur dans une profonde -et merveilleuse- mélancolie.


Le jour des rois (Marie-Claude Treilhou, 1991)

Une excellente comédie totalement oubliée qui alterne avec bonheur l'humour et la tendresse, brosse un portrait toujours juste et bienveillant de ses personnages, n'hésite pas à évoquer la question de la vieillesse de manière frontale mais jamais caricaturale.  C'est aussi un véritable plaisir de cinéphile puisque s'y côtoient trois actrices magnifiques (Danielle Darrieux, Paulette Dubost, Micheline Presle) et deux acteurs populaires par excellence (Robert Lamoureux et Michel Galabru), tous admirables de naturel et de dignité.