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Haute société
(George Cukor, 1933)

L'opposition entre la jeune Amérique et la traditionnelle Albion n'est pas inintéressante et les acteurs (Constance Bennett en tête) sont plutôt bons. Mais, un peu à la manière du Voleur de Maurice Tourneur sorti la même année, le film souffre d'une théâtralité rédhibitoire. Il n'y a ni souffle ni mouvement, si bien que la critique du pouvoir et de la vacuité des milieux aristocratiques s'en trouve considérablement affadie. C'est donc terriblement poussiéreux.


Les invités de huit heures
(George Cukor, 1933)

L'origine théâtrale empèse hélas quelque peu le film. Si les acteurs sont excellents (mention particulière aux frères Barrymore), il faut admettre que Dinner at Eight est trop long, trop bavard, trop corseté. Bien entendu, la satire est pertinente, d'autant que les dialogues sont incisifs, mais lorsqu'on voit comment certains films pré-Code étaient emballés en moins de 80 minutes, on regrette que Cukor (les producteurs ?) ait privilégié le cérébral à l'action.