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North Dallas Forty (Ted Kotcheff, 1979)

Passionnante mais éprouvante plongée dans l'univers du sport américain, loin des succès et des paillettes. Ici, tout est côtes fêlées, épaules luxées, genoux sous infiltration, compromissions et rapports de force. Kotcheff filme un milieu peu reluisant, démythifie la culture de la réussite à travers une mise en scène crue où le jeu n'a finalement plus d'importance (cette courte scène post-défaite avec l'un des footballeurs se plaignant du rapport des coachs et des présidents au sport en lui-même est épatante de justesse). Vingt ans avant Oliver Stone et avec infiniment moins d'effets racoleurs, le cinéaste à tout dit. Boiteux et craquant de partout, Nick Nolte est parfait.


Wake in Fright (Ted Kotcheff, 1971)

A-t-on jamais autant sué dans un film que lors de cette oppressante plongée dans l'outback australien proposée par le réalisateur de Rambo ? Dès la superbe séquence d'ouverture où le cinéaste, en un panoramique à 360° a posé les bases de l'isolement de son personnage principal, le ton est donné. Coin paumé, chaleur insupportable, omniprésence de la bière, du jeu et du désœuvrement... Kotcheff filme un univers cauchemardesque, où la "civilisation" génère ce qu'il y a de pire tout en s'assumant pleinement. Les séquences chocs se succèdent (avec évidemment l'insupportable et cruelle chasse aux kangourous) et tétanisent le spectateur. Un coup de poing dans la gueule et un des grands films australiens de la période.