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Notre mariage
(Masahiro Shinoda, 1962)

Un film aussi délicat que pudique, à la mise en scène élégante et aux cadrages particulièrement expressifs. La manière qu'à Shinoda a de traiter la question du prolétariat confronté à une modernité galopante (le montage jouant à plusieurs reprises sur l'opposition archaïsme/technologie) et les tourments amoureux d'une jeunesse écartelée entre ses sentiments et la promesse du confort matériel est criante de sincérité. Les acteurs sont excellents et l'ensemble d'une grande justesse.


Sous les cerisiers en fleurs
(Masahiro Shinoda, 1975)

Quelques plans très réussis relèvent un ensemble empesé et, pour tout dire, assez décevant. Si la principale qualité de cette adaptation d'une légende du folklore japonais demeure la prestation habitée de Tomisaburo Wakayama (la série des Baby Cart), cela ne suffit pas à relever l'intérêt de ce film répétitif, excessif et souvent grotesque. On a connu Shinoda plus inspiré.


La guerre des espions (Masahiro Shinoda, 1965)

Il faut reconnaître au film de Shinoda un style élégant, résolument porté sur l'action, même si la vague réflexion politique reste très inaboutie. De manière globale, l'écriture manque de rigueur, la profusion des personnages secondaires et l'exotisme des situations claniques perdant quelque peu le spectateur occidental. L'ensemble cependant, d'une facture visuelle très aboutie (beauté renversante des contrastes et des cadrages), se suit sans déplaisir.