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Johnny Apollo (Henry Hathaway, 1940)

Film dynamique emballé avec métier sur la frontière ténue entre richesse et pauvreté, honnêteté et banditisme. Les enjeux moraux qui animent les principaux protagonistes sont le moteur de l'intrigue et, si les personnages sont archétypaux, il faut louer l'efficacité du récit. Johnny Apollo est à la croisée du film de gangster et du drame, la mise en scène d'Hathaway se chargeant de doser avec doigté l'énergie nécessaire aux scènes d'actions et de tension, l'intimité qui sied aux séquences plus secrètes. A peine regrattera-t-on l'absence totale de charisme de Dorothy Lamour.


Courrier diplomatique (Henry Hathaway, 1952)

Film d'espionnage qui, époque oblige, évoque la guerre froide de manière frontale. La réalisation est assez routinière et la narration développe très scolairement une intrigue convenue. En revanche, Tyrone Power porte le rôle avec élégance et conviction et on est heureux de retrouver Charles Bronson et Lee Marvin à leurs débuts. Pas mal.

Appelez Nord 777 (Henry Hathaway, 1948)

Un film solide tout à la gloire du journalisme. Il y a un profond respect pour les petites gens qui sont dépeints avec une dignité exemplaire et un certain progressisme irriguant le récit par le biais de la femme du condamné. James Stewart et Richard Conte sont parfaits. La mise en scène est exécutée avec métier par Hathaway. Du travail tout à fait réussi.