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The Sword
(Patrick Tam, 1980)

Au-delà de personnages assez niais, d'un scénario somme toute très peu élaboré et de quelques furtifs passages frisant le grand-guignol, The Sword est vivifiant. Les combats sont excellemment chorégraphiés, la réalisation d'une parfaite fluidité et certains plan stupéfiants de beauté. Le tout bercé par une musique qui prend de temps à autre des accents morriconiens. On comprend mieux pourquoi il est considéré comme un film matriciel par toute une génération de cinéastes hongkongais.


My Heart Is That Eternal Rose
(Patrick Tam, 1989)

L'insupportable musique synthétique n'aura pas raison de cette oeuvre au romantisme déchirant. Typique du cinéma hongkongais des années 80, le film développe plusieurs histoires d'amour bouleversantes (filiale et sentimentale) que les ressors techniques (photographie superbe, mise en scène parfaitement au service des personnages) servent admirablement. Mention spéciale au rôle incarné par le déjà talentueux Tony Leung, anti-héros sacrificiel pétri d'humanité.