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La maternelle
(Jean Benoît-Lévy & Marie Epstein, 1933)

Si La maternelle peut paraître aujourd'hui un peu vieillot dans sa forme il faut néanmoins saluer son traitement. En effet, l'attention portée par les auteurs aux gamins, leurs bêtises, leurs peines et leurs drames, a quelque chose de particulièrement émouvant. En s'attachant particulièrement à l'une d'entre eux, c'est en réalité à l'ensemble des personnages qu'ils confèrent une exceptionnelle dignité. C'est aussi un document d'époque assez précieux sur ce moment de l'enfance rarement abordé au cinéma. Un beau film.


Altitude 3200 / Nous les jeunes
(Jean Benoît-Lévy & Marie Epstein, 1938)

L'utopie du propos (dont le traitement est assez inabouti il faut le dire) supporte mal le statisme de la mise en scène. Ainsi, Nous les jeunes est un film plein de promesses mais bâclé par faute d'ambition et d'unité. Benoît-Lévy et sa comparse se contentent de filmer platement les idéaux, les querelles et les désillusions des personnages et se révèlent des directeurs d'acteurs assez médiocres. Jean-Louis Barrault est égal à lui-même, à savoir particulièrement mauvais, Bernard Blier est effacé et ne donne pas la pleine mesure de son talent (sans doute fut-il bridé), quant aux autres acteurs, ils sont insignifiants et interchangeables (que viennent faire Odette Joyeux et Fernand Ledoux dans cette galère ?). Parfaitement oubliable.