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Dieu et mon droit
(Peter Medak, 1972)

Comédie anglaise complètement farfelue dans laquelle le grand Peter O'Toole cabotine avec un plaisir évident (mais pas forcément communicatif). C'est parfois drôle, la majeure partie du temps excessivement bavard et répétitif, pour ne pas dire assommant. Et tout cela dure plus de 2h30... On regrette donc un rythme mal calibré que la joyeuse absurdité de l'ensemble ne parvient pas à faire oublier.


Romeo Is Bleeding
(Peter Medak, 1993)

Ce polar crépusculaire appartient sans nul doute à ce qu'il s'est fait de mieux dans le genre ces trente dernières années. La mise en scène, époustouflante de maîtrise, est au service d'un récit tutoyant le nihilisme où l'innocence (la femme et la maîtresse) paie cher la brutalité d'un monde corrompu. Il faut bien sûr souligner les performances de Gary Oldman et Lena Olin, tous deux habités par leur personnage, ainsi que la superbe bande originale de Mark Isham. Et quel plaisir de retrouver Roy Scheider !


L'enfant du diable
(Peter Medak, 1980)

Le cinéaste fait preuve d'un réel talent dans la gestion de l'émotion et de l'angoisse, en témoignent évidemment ces premières minutes déchirantes et le développement de l'intrigue dans la maison. C'est aussi un modèle d'utilisation du hors-champ puisque la majeure partie des éléments de l'histoire sont suggérés plus que montrés (à l'exception de la scène décisive). George C. Scott est comme à son habitude parfait et le film marque par son efficacité.