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Action immédiate (Enzo G. Castellari, 1977)

La multiplication des localités lors du générique (New York, Colombie, Hong-Kong, Amsterdam...) annonce la couleur: le film sera bordélique. L'urgence perpétuellement ressentie lors du très réussi Big Racket a laissé place à la nonchalance et à la surenchère. En témoigne la course-poursuite finale, interminable, qui accumule les cascades, les échanges de tirs et les décors (usine de produits chimiques, immeuble en chantier, métro, à moto, en voiture, site historique, en avion...) jusqu'à l'écœurement. Le scénario étant cousu de fil blanc, on ne peut pas dire que l'intérêt du film en soit rehaussé. Un polar transalpin dispensable malgré la bande-originale du groupe Goblin.


Big Racket (Enzo G. Castellari, 1976)

On aurait tort de ne voir dans ce film qu'un manifeste fascisant, pendant transalpin de Death Wish. Au-delà de la cruauté des images, du nihilisme particulièrement saisissant, Il grande racket donne à voir une Italie bien loin des images de carte postale. En ces années de plombs, chacun comprend que ce Castellari filme ce n'est pas seulement la question de l'auto-défense (ambigüe et donc intéressante), du racket ou du trafic de drogue, mais davantage un climat de violence et d'impuissance des forces de l'ordre. Une Italie qui connaissait en moyenne à l'époque pas moins de trois attentats par jour... Inoubliable et anarchique, comme sa mise en scène.