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High Pressure
(Mervyn LeRoy, 1932)

Satire un peu poussive de la libre entreprise qui a du trouver un écho particulier auprès du public américain de l'époque (Grande Dépression). La romance qui lie le personnage principale (William Powell, cabot à souhait) à sa fiancée n'apporte pas grande chose au récit mais le rythme est alerte. Pas inoubliable, High Pressure a le mérite de la concision (moins de 75 minutes). Trente ans plus tard, LeRoy réalisera des films de plus de 2h30...


Une allumette pour trois (Mervyn LeRoy, 1932)

La sécheresse et la noirceur de ce film pré-Code est saisissante. Les destins croisés de trois jeunes filles sur plus d'une décennie à partir d'un dicton populaire (le fameux Three on a Match) sont remarquablement ancrés dans leur temps, la société américaine des années 20 étant dépeinte avec une acuité qui n'appartient qu'aux films de cette période. Ce portrait de femmes bouleverse par sa finesse, tout le monde ayant ses raisons, sans que jamais l'amertume ne soit un sentiment dominant. La fin, incroyablement tragique et violente, donne encore davantage de coffre à ce film qui n'a pas besoin de plus d'une heure pour tout dire. Admirable.