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Private Parts
(Paul Bartel, 1972)

Un petit film de série réjouissant dans lequel Bartel explore la part intime de l'Amérique avec un regard corrosif à souhait. Le tableau qui est fait du Los Angeles du début des années 70 et donc, plus largement, du phare du monde libre est certes scabreux mais tance à la fois la rigidité réactionnaire que le mirage libertaire. Grâce à une mise en scène astucieuse au sein de l'inquiétant King Edward Hotel, masques et voyeurisme sont au centre du dispositif. Les acteurs portent avec conviction ce premier long-métrage prometteur.


Eating Raoul (Paul Bartel, 1982)

Un petit bijou d'humour noir, à la fois doux et barré, cruel et hilarant. A coups de poêle, il s'impose comme l'archétype même du petit film culte. Satire implacable à la fois du puritanisme américain et de la libération sexuelle qui a irrigué une bonne partie de la production culturelle dans les années 70, il pointe du doigt avec une ironie saisissante ce monde de "contrastes" comme l'introduction se plait à le rappeler. Partouzeurs et gourmets, escrocs et banquiers pervers, se retrouvent dans ce film qui flirte sans arrêt avec le mauvais goût sans donner la nausée. Une pépite.