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Snake Eyes
(Brian De Palma, 1998)

Les obsessions du cinéaste, doublement héritées de l'assassinat de Kennedy et d'une vénération pour Hitchcock, sont une nouvelle fois à l'œuvre ici. La maestria de la mise en scène est évidente mais Snake Eyes lasse rapidement, l'écriture peu rigoureuse n'aidant pas. En fait de qualités formelles et thématiques, De Palma se complait dans l'auto-citation en permanence. Blow Out et Body Double, pour ne citer que ces deux sommets, sont largement plus ambitieux. Quant à Nicolas Cage, il fait ce qu'il à toujours fait : du Nicolas Cage.


L'esprit de Caïn (Brian De Palma, 1992)

Après plusieurs films de studio, le cinéaste revient à un cinéma plus personnel. Raising Cain porte incontestablement la patte de son auteur. On y retrouve au détour de quelques séquences la virtuosité si propre à De Palma (le plan-séquence avec la psychiatre, le baiser adultère dans la chambre d'hôpital, la chute de la petite fille) mais l'ensemble parait un peu réchauffé. On est loin des réussites majeures du cinéaste que sont Phantom of the Paradise, Blow Out ou Body Double.

Meurtre à la mode (Brian De Palma, 1968)

S'il contient en germe les obsessions de Brian De Palma (ce qui, il faut l'avouer, génère une certaine fascination), voilà un film qui n'en demeure pas moins excessivement daté d'un point de vue technique. Comportant tous les défauts d'une première oeuvre de cinéphile boulimique, Murder à la Mod, tout influencé qu'il est par le milieu underground et le cinéma de Godard, est confus pour ne pas dire brouillon. L'historien du cinéma y trouvera son compte, les autres le tiendront surtout pour pour ce qu'il est: purement anecdotique.