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La bande Casaroli
(Florestano Vancini, 1962)

Situé de manière exemplaire (thématiquement et historiquement) entre le néo-réalisme et le poliziottesco, le film est passionnant. Le long traveling inaugural qui nous présente une Bologne plongée dans la brume est d'une beauté stupéfiante et annonce la modernité formelle de La banda Casaroli. Inspiré de faits réels, le récit mettant en scène trois acteurs formidables (Salvatori, Milian et Brialy) est l'opportunité pour l'auteur d'évoquer l'immédiate après-guerre avec, toujours en filigrane, le poids du fascisme dans l'inconscient collectif. Un chef-d'œuvre qui mériterait de sortir de l'oubli dans lequel il est aujourd'hui plongé.


Les saisons de notre amour
(Florestano Vancini, 1966)

L'aveuglante introduction dans la station de ski, le blanc immaculé de la neige, deux personnages qui ne s'adressent pas la parole tout en étant manifestement ensemble... tout cela laisse entrevoir un drame romantique. Or le film s'avère être avant tout la dissection d'une crise existentielle aussi bien sentimentale que morale et politique d'un homme d'âge mûr (Enrico Maria Salerno est formidable). Jamais les auteurs ne portent un jugement sur les agissements des protagonistes (voir la bouleversante séquence avec Gian Maria Volonte) et le retour aux sources de Vittorio Borghi est l'occasion d'une étude scrupuleuse et intelligente de l'histoire italienne des trente dernières années. Brillant.