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Opera prima
(Fernando Trueba, 1980)

Le premier film de Trueba est une comédie inégale à situer quelque part entre du Woody Allen et du Roberto Begnini, sauf que Trueba et son acteur principal (et scénariste) n'ont ni le talent d'écriture du premier, ni le génie comique du second. En résulte quelque chose qui se perd entre névrose existentialiste et situations poussives et caricaturales. On note cependant l'histoire provocante d'un inceste entre cousins et le regard bienveillant des auteurs qui se gardent bien de juger, ainsi que cette fin attendue mais d'une tendresse originale (la machine à écrire).


Manolo
(Fernando Trueba, 1986)

L'avénement du franquisme et les débuts de la Seconde Guerre mondiale servent de contexte à ce joli film traitant des premiers émois amoureux. Il y a la découverte du monde adulte, l'onanisme obsessionnel, les sentiments amoureux, le poids de la religion et des conventions ; il y a aussi (et ce sont les meilleurs passages) la complicité avec le vieux gardien du sanatorium, nostalgique du Paris de la Belle Epoque et amateur de littérature. La mise en scène est élaborée et la sensibilité du cinéaste éclatante.