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Mystère à Mexico
(Robert Wise, 1948)

Ce qui débute comme un film noir s'avère finalement être une enquête aux accents romantiques un peu fade. Bien malin celui qui saurait déceler un semblant de personnalité derrière la caméra, Wise se fait les dents avec cette production RKO, se contentant de mettre en boite un scénario routinier et sans grand intérêt. Le budget dérisoire pourrait inciter à la mansuétude, mais les acteurs, parfaitement insipides, n'aident jamais à s'investir.


Something for the Birds
(Robert Wise, 1952)

Comédie plutôt enlevée et malicieuse (amusants dialogues sur Washington et les politiciens) où le montage domine une réalisation hélas un peu décorative. Le scénario d'I.A.L. Diamond, dont le compagnonnage avec Billy Wilder a accouché de bien des réussites, ne manque pas d'imagination et de fantaisie. Mais il y a surtout une qualité principale à ce film sympathique: Edmund Gwenn, formidable de bonhommie en imposteur qui s'invite dès que possible aux réceptions de la haute société.


Le coup de l'escalier
(Robert Wise, 1959)

Le casse n'est qu'un prétexte pour pointer du doigt les maux d'une Amérique des laissés pour compte, gangrenée par le racisme et l'impossible réintégration de ses vétérans. En cela, la sécheresse de la mise en scène et l'âpreté des dialogues expriment de manière remarquable la fatalité du scénario et ses enjeux dramatiques (formidable final, et la conclusion, pleine d'ironie tragique). Dix ans après The Set-Up, déjà avec le génial Robert Ryan, Wise réalise peut-être ici son meilleur film.