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Mille milliards de dollars
(Henri Verneuil, 1982)

Dans la veine de I... comme Icare, lui même largement inspiré des films américains dits « de la conspiration ». Comme son prédécesseur, la noblesse de l'entreprise est au-dessus de toute critique d'autant que, plus de 40 ans après sa sortie, elle paraît encore plus éclatante. Tout à la gloire du journalisme, on peut lui reprocher cependant un didactisme trop appuyé, trop consciencieux, qui altère un peu l'efficacité du récit. Cela reste du cinéma commercial sérieux, respectueux du spectateur. La sobriété de Dewaere est à souligner.


La Table-aux-Crevés
(Henri Verneuil, 1951)

Le premier film de Verneuil est un monument d'ennui. Tout ici respire la naphtaline: lourdeur de l'interprétation (Fernandel est une caricature ambulante, comme le reste des acteurs d'ailleurs), lourdeur des dialogues, lourdeur de la mise en scène... du coup, il faut reconnaître une certaine cohérence avec le poids des traditions que Marcel Aymé traitait dans le bouquin éponyme. Définitivement poussiéreux.


Cent mille dollars au soleil (Henri Verneuil, 1964)

Film commercial de bonne facture, porté par de belles images du désert marocain et l'excellent duo Belmondo/Ventura. C'est aussi la confirmation que Blier père fut le meilleur interprète des dialogues de Michel Audiard. Pour le reste, comme c'est l'époque où le cinéma populaire avait encore du respect pour le spectateur, ça se suit avec plaisir même si la fin est plutôt laborieuse.