Affichage des articles dont le libellé est Yoshitaro Nomura. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Yoshitaro Nomura. Afficher tous les articles


Le guet-apens
(Yoshitaro Nomura, 1958)

Le sens magistral de l'espace du cinéaste est ici partout prégnant : le long prologue en train, la planque depuis l'auberge et, bien entendu, la filature en pleine nature, sont des modèles de mise en scène ; l'élégance de la photographie et la précision des cadres ne gâchant rien. Filmé comme un polar, Harikomi est aussi un grand film sentimental dont émerge une fois encore le visage d'Hideko Takamine, bouleversante de vérité. Nomura trace une voie singulière et donne corps à de merveilleux personnages, assommés par la fatalité comme par la chaleur caniculaire.


La baie de Tokyo
(Yoshitaro Nomura, 1962)

Un film policier bien tenu où toutes les composantes (exposition, aspect social, mise en scène, composition des cadres, progression dramatique et dénouement) sont parfaitement articulées et équilibrées. Nomura, qui a connu une renommée hors Japon dans les années 70, était déjà en pleine possession de ses moyens puisque l'auteur d'une trentaine de films. Si la relation entre le suspect et son épouse est particulièrement émouvante, c'est la séquence finale à bord du train, modèle de suspense et de tension, qui retient l'attention. Très efficace.


Le vase de sable
(Yoshitaro Nomura, 1974)

Ce qui débute comme un film policier se transforme progressivement en un drame de la filiation et de l'identité bouleversant. Hérité de son origine romanesque (Matsumoto, le Simenon japonais), le montage perd dans un premier temps le spectateur avant d'atteindre une sorte de plénitude à mesure que le récit avance, gagne en complexité et en densité. Et ce jusque ces vingt dernières minutes remarquablement maîtrisées où la superbe musique d'Akutagawa accompagne un dénouement déchirant.