Affichage des articles dont le libellé est François Truffaut. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est François Truffaut. Afficher tous les articles


L'histoire d'Adèle H.
(François Truffaut, 1975)

Comme mentionné en préambule, les faits rapportés sont strictement authentiques. C'est l'histoire d'une passion sans retour, d'un amour impossible et d'une folie irrémédiable. Ce que le film perd en audace formelle ou narrative (c'est très linéaire), il le gagne en densité émotionnelle. En cela, évidemment, la prestation de la jeune (et sublime) Isabelle Adjani est à souligner. Avec talent, les auteurs parviennent faire planer l'ombre du grand homme à chaque instant, sans pour autant qu'elle ne vampirise l'histoire au détriment des tourments de l'héroïne.


La chambre verte
(François Truffaut, 1978)

Avec une rigueur et une solennité toute bressonienne, Truffaut signe un film bouleversant sur l'amour et sur la mort. L'austérité des images et de la mise en scène permet à la parole d'exprimer au mieux la vérité du cœur face au deuil, à l'absence. Avec une obstination aussi marquée que celle filmée dans La vie d'Adèle H., le personnage interprété par le cinéaste refuse d'accepter l'implacable destin et la perte sa femme, vit dans un monde hanté de souvenirs, refusant le réconfort de la religion. La chambre verte, très probablement le film le plus personnel de son auteur, est une réussite complète.


La sirène du Mississipi
(François Truffaut, 1969)

Un Truffaut relativement mal-aimé, pour de mauvaises raisons (de gauche, bien entendu). Pourtant, le film réussit l'audacieux pari de maintenir cet équilibre si caractéristique des grandes œuvres du jeune turc, entre spontanéité rafraîchissante et écriture sophistiquée. Le couple vedette est superbe et Belmondo merveilleux de fatalisme amoureux. Et la mise en scène est remarquable de justesse. Placé sous les hospices de Renoir, La sirène du Mississipi (la faute est volontaire), est véritablement excellent.