Affichage des articles dont le libellé est Christian-Jaque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christian-Jaque. Afficher tous les articles


Premier bal
(Christian-Jaque, 1941)

Ce qui frappe (et n'en finit pas de séduire) dans Premier bal c'est le parfait équilibre, la parfaite harmonie, entre l'aspect fantaisiste incarné par le père (admirable Fernand Ledoux), et plus largement la demeure familiale, et les enjeux dramatiques liés aux sentiments amoureux. Ce n'est pas un moindre tour de force que de faire fonctionner tout cela sans mièvrerie ni sarcasme. Il y a une empathie constante, et ce pour tous les personnages, qui force le respect. La musique et les dialogues sont à l'avenant. Tout à fait excellent et sans doute à ranger parmi les quatre ou cinq meilleurs films de Christian-Jaque.


La maison d'en face
(Christian-Jaque, 1937)

Certes, l'origine théâtrale (autant dans les mécaniques que dans la mise en scène) est prégnante mais la légèreté et la critique malicieuse de la bourgeoisie sont suffisamment bien tenues pour que le spectateur ne soit pas assommé d'ennui. On y aborde avec justesse mais sans ostentation l'hypocrisie des mœurs, les mirages de la célébrité, les rapports de classes, la vulgarité des parvenus. La complicité entre Elvire Popesco et André Lefaur est évidente. En somme, un film mineur mais plaisant.


Monsieur Personne
(Christian-Jaque, 1936)

Une comédie policière sympathique même si sans réel éclat. Bien entendu la distribution est dominée par un Jules Berry très à l'aise et cabot à souhait, ce qui suffit à suivre sans déplaisir cette histoire "à la Arsène Lupin" d'autant que l'intrigue est emballée en à peine plus de 80 minutes. Tout est évidemment balisé et cousu de fil blanc mais il faut souligner une certaine élégance. Pas mal.

Sortilèges (Christian-Jaque, 1945)

Vecchiali a raison (comme souvent) lorsqu'il met en avant l'extraordinaire atmosphère de ce film. Comme hors du temps, Sortilèges développe une identité visuelle particulière avec ses cadrages étonnamment modernes et ses gros plans étouffants. Les acteurs sont tous excellents et participent à faire de ce film une réussite singulière, l'un des meilleurs de son auteur.


La loi c'est la loi (Christian-Jaque, 1958)

Lourde et longuette comédie sur la bêtise administrative. C'est parfois malicieux (l'opposition entre Fernandel et Toto est l'unique moteur du film et les scénaristes - rien de moins qu'Age, Scarpelli et Tacchella pourtant - ne sont pas très inspirés) mais à force de répétitions et de rebondissements téléphonés, le spectateur s'ennuie ferme. Résultat attendu pour un film sans ambition ni envergure. Parfaitement anecdotique.

Voyage sans espoir (Christian-Jaque, 1943)

Le réalisme poétique dans ce qu'il a de plus lénifiant: décors surtravaillés, personnages sans épaisseur, acteurs qui débitent des dialogues artificiels au possible discréditant ainsi le semblant de dimension sociale du film... Bref, Voyage sans espoir, totalement soumis à l'arbitraire des situations, n'est finalement rien d'autre qu'un film de chef-opérateur.