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La baston (Jean-Claude Missiaen, 1985)

Peut-être le film de Missiaen le plus convaincant. La baston est un polar imprégné du désenchantement caractéristique des meilleurs polars de la décennie. Certes certains personnages sont caricaturaux (Dominique Pinon en fait des caisses, le méchant est vraiment méchant, les loulous de banlieue vraiment loulous) mais ça démarre fort avec un concert de Trust, c'est truffé de beaux moments (jamais vu Robin Renucci aussi bon, idem pour Véronique "Madrange" Genest) et la fin est remarquable.

Tir groupé (Jean-Claude Missiaen, 1982)

Ce film est un petit joyau d'anarchisme. Vestimentaire d'abord avec un Lanvin qui ose tout: le combi salopette-chemise à carreaux ou, plus classique, le blouson rouge-jaune trois fois trop grand. Référentiel ensuite puisque sont invoqués pêle-mêle Death Wish, Taxi Driver, Orange mécanique avec même le petit clin d'œil à Aldrich qui fait plaisir. L'histoire tient sur un ticket de RER malfamé: une jeune femme est tuée dans un train de banlieue par trois voyous et son copain décide de se passer des services de la police pour les buter. De vendeur aux puces à vengeur, il n'y a qu'un pas, Lanvin s'achète un flingue. Résultat: moins de 90 minutes d'un film nerveux, quasi-apocalyptique dans sa vision des bas-fonds parisiens du début des 80's et qui tient la route. Bonne surprise.