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Scandale à Paris
(Douglas Sirk, 1946)

La vie de Vidocq adaptée avec malice mais également pas mal de guimauve (production américaine oblige). L'habituelle élégance et la voix très aristocratique de George Sanders paraissent ici un peu hors de propos et, malgré de jolies images et des décors studio élégants, on s'ennuie ferme. C'est en somme un de ces films de commande où le talent de Sirk, encore à ses débuts hollywoodiens, n'est pas exploité. 


La Habanera
(Douglas Sirk, 1937)

D'un ennui mortel. Si quelques très rares scènes (le plus souvent entre la mère et l'enfant) touchent le spectateur, le reste est tellement plat, sans intérêt et porté sans conviction, que le film accuse son âge de manière significative. Bien malin qui pourrait là entrevoir le Sirk des grands mélos américains. Et puis, des personnages suédois et brésiliens qui parlent en chleuh à Porto Rico... rien de tel pour ne pas s'impliquer dans le récit.


Des filles disparaissent
(Douglas Sirk, 1947)

Plaisant remake du Pièges de Siodmak, Lured est un film qui n'a certes pas la délicieuse fantaisie de son excellent prédécesseur mais qui demeure malgré tout singulier et très élégant. Cela est sans doute dû à la présence toujours altière de George Sanders, à la malicieuse Lucille Ball et à la très jolie photographie. Le passage avec Boris Karloff, entre folie et onirisme, égale celui de l'original avec Erich Von Stroheim: un moment hors du temps, raccroché à l'intrigue par un argument très ténu et pourtant un grand moment de cinéma. Réussi.