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Frankenstein 90
(Alain Jessua, 1984)

La réputation très peu flatteuse du film apparaît nettement justifiée. La bêtise du scénario le dispute à la nullité de la mise en scène. Les acteurs, qui n'assurent même pas le minimum syndical, ne prennent visiblement aucun plaisir à être mêlés à cet affreux navet et ce ne sont pas les deux (jolies) paires de seins entrevues qui changeront ce constat. Une question reste en suspens: pourquoi ?


La vie à l'envers (Alain Jessua, 1964)

Une œuvre surprenante et tout à fait réussie sur un homme qui sombre peu à peu dans la folie sous le poids des conventions sociales. Le traitement est d'une finesse et d'une intelligence remarquables. Le toujours excellent Charles Denner développe un jeu tout en retenue, sans excès, mais sa présence est magnétique et le film lui doit grandement. La mise en scène est appliquée et Jessua, à l'image de la sobriété du noir et blanc, ne sombre pas dans la facilité en infligeant au spectateur des effets inappropriés. En somme, le premier film du cinéaste reste son plus réussi.

Armaguedon (Alain Jessua, 1977)

Que doit-on déplorer le plus ? La direction d'acteurs catastrophique de Jessua ? Son incapacité à imposer un style qui aurait dynamisé un tant soit peu un récit platement filmé ? Son traitement ridicule du mal-être vécu par le personnage de Jean Yanne ? Les griefs sont nombreux... Alors que le projet et la distribution laissaient entrevoir quelque chose d'autrement plus ambitieux, Armaguedon n'est rien d'autre qu'un film totalement ringard.

Traitement de choc (Alain Jessua, 1973)

On a jamais vu Delon et Girardot comme ici (à poil quoi) et c'est principalement ce que l'on retient à la sortie de ce film curieux alternant le bon et le moins bon. La critique terriblement actuelle d'une société du paraitre se trouve amoindrie par l'inégalité de la mise en scène mais l'ambiance particulière procure un sentiment de malaise qui convient, lui, assez au discours. Le dénouement, en revanche, est ridicule.