
Demain beau temps au Japon (Hiroshi Shimizu, 1948)
Une douzaine d'années après le lumineux Monsieur Merci, Shimizu en reprend la trame narrative (un trajet un bus prétexte à plusieurs saynètes) pour réaliser un nouveau chef-d'œuvre d'humanité et d'émotion. Ici, la défaite du Japon incite le cinéaste et ses personnages à davantage de mélancolie et de fatalité. Des scènes aussi subtiles que bouleversantes rythment le récit (qu'on songe par exemple à l'opposition entre un mutilé de guerre et un officier ou au dialogue entre un aveugle et un sourd et muet). Transcendée par une mise en scène précise et toujours valorisante pour les protagonistes, la chronique touche par sa simplicité et confirme Shimizu au sein du premier cercle des cinéastes nippons, et donc mondiaux.






