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I Was a Communist for the F.B.I.
(Gordon Douglas, 1951)

Grossière et honteuse propagande anti-rouges, le film demeure malgré tout une œuvre non dénuée d'intérêt. Pourquoi ? Parce que (le déshonneur mis à part) les auteurs ont livré un polar vif, excellemment découpé, doté d'une belle photo et, surtout, ont su donner une épaisseur tragique au destin de cet homme contraint par devoir de vivre contre ses convictions et celles de sa famille. En cela, l'interprétation de Frank Lovejoy doit également être soulignée. Moralement détestable, cinématographiquement abouti.


Tony Rome est dangereux (Gordon Douglas, 1967)

Un petit polar bien ficelé (Gordon Douglas oblige, artisan alors vétéran particulièrement rodé à ces films de genre), dominé par la décontraction et le charisme de Sinatra, particulièrement à l'aise dans l'exercice. Le film n'est pas exempt de quelques traits d'humour qui dynamisent agréablement un récit un peu conventionnel. Efficace et sérieux, nettement plus convaincant que La femme en ciment, autre aventure de Tony Rome.