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Le roi des resquilleurs
(Jean Devaivre, 1945)

Sans doute les Français avaient-ils besoin de rire lorsqu'est sorti Le roi des resquilleurs en décembre 45 mais Dieu que c'est mauvais ! Comédie qui s'essouffle dès le quart d'heure passé, le film est une succession de saynètes pas drôles à la gloire du comique Rellys dont l'abattage devient rapidement insupportable. Devaivre, qui héritait là d'un remake du film de Pierre Colombier du même nom, sera bien plus inspiré avec le vivifiant La dame d'onze heures, son très exact opposé.


L'inspecteur aime la bagarre
(Jean Devaivre, 1957)

La mise en scène alerte, la rapidité du montage et la décontraction de Louis Velle laissaient présager un film agréable. Mais le scénario est d'un intérêt très limité et tout devient rapidement prétexte à une succession de bourre-pifs et de cascades qui finit par lasser. D'autant que la présence de Paul Meurisse, hélas très effacé, n'apporte rien.


La dame d'onze heures (Jean Devaivre, 1948)

Un film d'une originalité folle qui prend le contre-pied de toute la production française de l'époque (et du cinéma mondial en général ?) avec ce générique remarquable, qui se présente sous la forme d'une bande annonce, alléchant ainsi le spectateur. Le reste est du même acabit. Un montage ultra rapide, une enquête passionnante, une musique entêtante, des acteurs parfaits (Paul Meurisse tient probablement là l'un de ses meilleurs rôles pré-Diaboliques et Jean Tisser est succulent à souhait)... en somme, de l'excellent cinéma, populaire et audacieux, passionnant et divertissant.

La ferme des sept péchés (Jean Devaivre, 1949)

Les premières minutes laissaient présager un film aussi original que La dame d'onze heures. Malheureusement, le récit est ici plus routinier et la structure divisée en différents flash-back ne permet pas de rehausser l'intérêt tout relatif du scénario. Autre grief: l'omniprésence d'une musique peu nuancée qui finit par être assourdissante. Seule la déambulation forestière de Jacques Dufilho incarnant l'idiot du village, rupture de ton intéressante (quoi qu'un peu hors-sujet), sauve le spectateur de l'ennui.