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Etrange mariage
(William Castle, 1944)

Petit film noir sans beaucoup d'atouts si ce n'est son scénario vaguement hitchcockien, la présence déjà très affirmée de Mitchum et une apparition furtive de la sublime Rhonda Flemming alors débutante. Pour le reste, c'est assez routinier et prévisible, la mise en scène ne se donnant pas la peine de transcender cet ensemble terne. Bref, soixante-dix minutes totalement oubliables.


Un crime parfait
(William Castle, 1951)

Empruntant opportunément le sillon tracé par Sunset Boulevard et son immersion dans le monde du cinéma, Hollywood Story est un film-enquête malin, ficelé avec métier. Il a de plus le mérite de la concision même si le dénouement ne convainc que partiellement. Richard Conte est bon comme à son habitude et nous avons même droit à un caméo de Joel McCrea en plein tournage de ce qui semble être le chef-d'oeuvre de Jacques Tourneur: Stars in My Crown.


The Whistler
(William Castle, 1944)

Premier opus de la série du « Siffleur » et l'un des tous premiers travaux de Castle en tant que réalisateur, ce petit film noir mérite attention et bienveillance. L'intrigue ramassée n'empêche pas un développement thématique pertinent sur la vie et l'amour. Le travail sur la photographie est remarquable et la prestation de Richard Dix en homme résigné à mourir suite à la perte de sa femme mérite d'être soulignée. Un bon moment.


Le désosseur de cadavres
(William Castle, 1959)

Le savoir-faire de Castle, sorte d'Hitchcock de la série B, est ici à l'oeuvre. Même s'il faut souligner que le film doit beaucoup à la présence du charismatique et génial Vincent Price, le côté artisanal des effets a un charme incontestable. Ça manque de dynamisme, le scénario est complètement improbable et le reste de la distribution n'est certes pas formidable mais la foi du réalisateur-producteur dans la puissance sensorielle et quasi magique du cinéma est communicative. Le titre français parfaitement racoleur ne doit pas effrayer les cinéphiles curieux.


Johnny Stool Pigeon (William Castle, 1949)

Film noir à la gloire de la police (comme il s'en faisait beaucoup à l'époque) et plus particulièrement aux agents dédiés à la lutte anti-drogue. Intrigue ramassée (à peine plus d'une heure dix), mise en scène et montage dynamiques, acteurs bien connus des amateurs du genre (dont le toujours impeccable Dan Duryea), séquence d'ouverture intéressante car totalement immersive... du travail estimable en somme, même si l'ensemble est en mode mineur.