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Le baiser
(Jacques Feyder, 1929)

L'élégance du style, la science du découpage et la juste charge contre la pesanteur des convenances sociales font de The Kiss une oeuvre tout à fait aboutie. Il faut voir comment Feyder, en à peine plus d'une heure et tout en modernité, développe un récit (narration astucieuse) qui connaît son paroxysme formel et thématique lors du procès. Le visage de Greta Garbo illumine le film et le jeune Lew Ayres, pas encore passé à la postérité dans A l'ouest rien de nouveau, est remarquable de naturel.


Pension Mimosas
(Jacques Feyder, 1935)

Sentiment partagé tant le film paraît déséquilibré. Si la première partie est malicieuse et rythmée, la seconde en revanche est marquée par une écriture, une inspiration et une ambition bien différentes. Vecchiali, dans ses dithyrambes, a raison de louer l'extraordinaire prestation de Françoise Rosay (probablement son meilleur rôle) et l'audace du scénario (un amour filial qui se transforme petit à petit en désir incestueux), on s'étonne néanmoins de le voir s'enthousiasmer sur l'achèvement technique de Pension Mimosas qui remplit partiellement ses promesses. Certes, la mise en scène est de qualité mais elle s'égare parfois dans des excès qui paraissent aujourd'hui datés et ne convainquent qu'à moitié (la fin en est la meilleure illustration).