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Sept épées pour le roi
(Riccardo Freda, 1962)

Dans ce fleuron du film de cape et d'épée, Freda privilégie largement l'action et c'est bien là le principal. Amour, trahison, duels sont au programme pour le plus grand plaisir des amateurs, dynamisés par une mise en scène alerte et des couleurs chatoyantes. C'est évidemment très léger dans l'écriture et d'une mièvrerie manifeste mais la dureté de deux ou trois scènes compense cette faiblesse. Sympa d'autant que les acteurs ne sont pas mauvais.


Don Cesare di Bazan (Riccardo Freda, 1942)

Le noir et blanc est joli. C'est à peu près tout. Le reste du film, censé singer le cinéma de cape et d'épée américain, est parfaitement ridicule. Le découpage a beau compenser comme il peut la pauvreté de la réalisation, le statisme de la mise en scène est rédhibitoire. Ajoutés à cela la caricature qui est faite de l'ensemble des personnages (Gino Cervi est consternant) et le mépris affiché pour toute forme d'ambition scénaristique, et nous obtenons une production, certes très courte (même pas 75 minutes), mais interminable. Freda, sans inspiration, était finalement trop habitué à ce genre de cinéma. La censure fasciste n'aidant probablement pas.

Roger la honte (Riccardo Freda, 1966)

Les reproches formulés à l'encontre des Deux orphelines peuvent être réitérés à ceci près que le rythme est ici un peu mieux tenu. Sinon, l'académisme de la mise en scène et le désintérêt total que l'on peut avoir pour le destin d'un homme capable de sacrifier quinze ans de sa vie pour la très fade Irène Papas finissent par porter un coup fatal au film. Terriblement vieillot.

Les deux orphelines (Riccardo Freda, 1965)

Nouvelle adaptation de la célèbre pièce de D’Ennery et Cormon et réalisation très terne de Freda. Ceux qui louent, à raison, le génie visuel du cinéaste italien risquent fort d’être déçus tant cette œuvre totalement impersonnelle déçoit. Les duels sont filmés sans imagination et seule la beauté éclatante de l’actrice qui joue la jeune aveugle sauve un peu le film du désintérêt. Jean Desailly et Jean Carmet font partie de la distribution.

Les vampires (Riccardo Freda, 1956)

D'une idée de départ intéressante, le cinéaste déroule un scénario routinier qui ne satisfait que partiellement. Mais l'intérêt du film n'est pas là. L'ambiance gothique, la suprême beauté des décors et l'inventivité visuelle du duo Freda-Bava sont vivifiantes. D'un banal film de série, les auteurs ont accouché d'une oeuvre singulière, constamment originale, qui aura marqué à juste titre quantité de spectateurs. Pépite.