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L.627
(Bertrand Tavernier, 1992)

Ni plus ni moins que le chef-d'oeuvre de Tavernier. L'ampleur de la mise en scène, la dimension documentaire, l'interprétation (et en premier lieu Didier Bezace, extraordinaire), la finesse dans l'écriture des personnages, le délicat équilibre entre le tragique et le comique... rarement le cinéaste, qui a pourtant quelques réussites à son actif, aura atteint cette justesse, cette vérité humaine (certaines séquences font penser à du Sautet). Les 140 minutes défilent sans que jamais le rythme pâtisse des moments plus intimistes, bien au contraire. Du grand cinéma !


Autour de minuit
(Bertrand Tavernier, 1986)

Merveilleuse bande originale et pour cause, véritable déclaration d'amour aux plus grands noms du jazz, 'Round Midnight laisse hélas un goût d'inachevé. La faute à un film trop long (une bonne demi-heure en trop), des personnages (hormis celui admirablement incarné par l'immense Dexter Gordon) pas assez creusés et un supporting cast médiocre (Cluzet est décidément un acteur très limité). Une déception.


La passion Béatrice (Bertrand Tavernier, 1987)

Une catastrophe à tous les étages. On comprend mieux à la vision du film pourquoi celui-ci est complètement oublié lorsqu'il s'agit d'évoquer Tavernier. La réalisation passablement hésitante, un rythme soporifique, des comédiens pathétiques et une musique insupportable... la coupe est pleine. La beauté des paysages languedociens ne sauve malheureusement pas ce un navet irrécupérable, indigne de son auteur.