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France société anonyme (Alain Corneau, 1974)

Un premier film complètement raté. Corneau veut trop en faire et cela se sent à chaque plan. Le ridicule tutoie le grotesque et son ambition à peine masquée d'être le Orange mécanique français ajoute à l'agacement que le spectateur peut ressentir. Inoubliable certes, mais pour de mauvaises raisons. Le cinéaste n'avait pas encore trouvé sa voie. 

Le choix des armes (Alain Corneau, 1981)

L'imposante présence de Depardieu et la mélancolie de Montand participent activement à la réussite de ce polar tendu, remarquablement mis en scène. Le début rappelle Melville par la rigueur de ses cadrages et la tension qui en émane. Corneau était à cette époque le maître incontesté du genre, croisant habilement film noir à l'américaine et contexte socio-urbain du tournant 70-80. Témoignage précieux autant qu'excellent film, Le choix des armes est néanmoins le dernier haut fait de son auteur (exception faite de Tous les matins du monde tourné dix ans plus tard).