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Four Frightened People
(Cecil B. DeMille, 1934)

Si l'amertume des dernières minutes conduit finalement à une ultime scène superbe, on reste tout de même sur notre faim. Mélange d'aventures et de romance, le film pêche par un manque d'équilibre et surprend par son côté toc et studio alors qu'il a justement été tourné sur site, à Hawaï. De DeMille, on était en droit d'attendre, sinon une ampleur dans le récit, au moins de l'inventivité et un sens du rythme. Cela, en dépit du charme finalement dévoilé de Claudette Colbert et de la verve comique de Mary Boland.


Madame Satan
(Cecil B. DeMille, 1930)

Deux sentiments pour deux parties bien identifiées. La première, longue d'une cinquantaine de minutes, est une sorte de vaudeville en chambre, pas forcément des plus passionnants malgré quelques dialogues savoureux et situations rocambolesques. Le film prend une ampleur différente (et nettement plus excitante) une fois l'action localisée dans le zeppelin. Le savoir-faire de DeMille éclate lors de la séquence aussi inattendue que grandiose de l'accident. Et pour ne rien gâcher, Madame Satan étant un film pré-Code, on apprécie sa liberté de ton. Très bon.