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La vieille qui marchait dans la mer (Laurent Heynemann, 1992)

Sans avoir lu le roman de Frédéric Dard on peut déjà se faire une vague idée du contenu avec cette adaptation. C'est vulgaire au possible, la réflexion vaguement esquissée sur le temps qui passe s'en trouvant considérablement alourdie. Le duo Jeanne Moreau-Michel Serrault n'a pas l'air très à l'aise et le reste de la distribution est complètement nul. La mise en scène est inexistante. Un ratage complet.

Il faut tuer Birgitt Haas (Laurent Heynemann, 1981)

Excellent duo d'acteurs au service d'un film d'espionnage où comptent plus les personnages que les filatures, les écoutes, la révolution ou les trahisons. Bien qu'Heynemann soit assez péniblement scolaire et militant lorsqu'il convoque politique et histoire, la manière dont Il faut tuer Birgitt Haas s'oriente progressivement vers le drame sentimental s'avère plutôt convaincante.

Les mois d'avril sont meurtriers (Laurent Heynemann, 1987)

Sans que jamais noirceur ne soit confondue avec complaisance crasseuse, les auteurs (Tavernier et Heynemann d'après Robin Cook) livrent un suffocant polar avec grisaille de banlieue, drame personnel et sinistre affaire de cadavre découpé. Les deux Jean-Pierre, Marielle et Bisson, rivalisent de grandeur dans ce qui est probablement le meilleur polar français de la décennie. Et la musique de Philippe Sarde rythme superbement le film.