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Le triangle de feu
(Edmond T. Gréville, 1932)

Les débuts du cinéaste sont difficiles pour ne pas dire complètement ratés. Les balbutiements du parlant sont moins visibles que l'indigence totale de la mise en scène et la pauvreté des enjeux. Nous sommes face à une sorte de feuilleton policier à l'intrigue ridicule et aux personnages sans épaisseur, sans parler de la nullité de l'ensemble de la distribution. Le montage alerte ne suffit pas à sauver le spectateur d'un total ennui.


Le diable souffle (Edmond T. Gréville, 1947)

Le film pâtit un peu de l'isolation de l'intrigue (pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n'est l'arrivée du réfugié espagnol) et de la faiblesse du jeu d'Héléna Bossis mais l'ensemble est d'une facture honnête. Charles Vanel incarne admirablement l'homme trompé et certaines scènes (quand la baraque est coupée du monde en raison des intempéries) sont bien ficelées. Pas indispensable cependant.

Remous (Edmond T. Gréville, 1935)

Rarement à ma connaissance le cinéma français de cette époque n'aura évoqué aussi frontalement l'impuissance masculine et le désir féminin. La qualité des images, malgré quelques plans symboliques d'un goût assez douteux, permet à Gréville de renforcer le drame intérieur que vit le couple interprété par Jeanne Boitel et Jean Galland (tous les deux superbes). La fin, qui exprime admirablement à la fois l'amour perdu et l'amour impossible, est d'une beauté stupéfiante.