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Une famille
(Yoji Yamada, 1970)

Encore une preuve du talent de Yamada. Ce bouleversant mélodrame, entre chronique familiale et road-movie, est un bijou d'équilibre. La quête d'un avenir meilleur, le périple avec la femme (mère au courage et à la patience exemplaires), le grand-père (Chishu Ryu, très émouvant) et les deux jeunes enfants à travers le pays, les déboires financiers, les problèmes de santé, l'identité chrétienne, la modernité... tout cela est évoqué avec une infinie justesse, sans pathos ni moraline. Les dernières minutes, renouveau salvateur après toutes les épreuves endurées, sont d'une beauté tout à fait stupéfiante. Un grand film.


Les mouchoirs jaunes du bonheur
(Yoji Yamada, 1977)

Le film de Yamada est un road-movie peu conventionnel, prétexte non pas à la découverte du monde ou à la fuite de celui-ci, mais à quelque chose de plus intérieur, une reconquête de l'amour perdu. Les premières minutes laissent présager un récit assez confus mais le rythme s'installant progressivement, les enjeux narratifs deviennent plus clairs. Il faut souligner la très belle prestation du toujours excellent Ken Takakura ; il domine la distribution et est pour beaucoup dans la réussite du film. Lorsque le secret de son personnage est connu des autres protagonistes, Les mouchoirs jaunes... prend des proportions émotionnelles saisissantes.