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Thé et sympathie
(Vincente Minnelli, 1956)

Ne tournons pas autour du pot, cette adaptation de la pièce de Robert Anderson (crédité au scénario) est un film bouleversant d'humanité. Deborah et John Kerr, déjà créateurs des rôles au théâtre, sont les merveilleux interprètes de cette ode à la différence et à la sensibilité. Si le film de Minnelli maintient davantage l'ambiguïté quant à l'homosexualité du héros, son intérêt (et sa force) vient surtout du fait que jamais les personnages, même les plus « outrageusement américains », ne sont jugés. La mise en scène est à l'avenant, c'est-à-dire d'une suprême délicatesse. Un grand film assurément.


Il faut marier papa (Vincente Minnelli, 1963)

Une petite merveille de mise en scène où l'expression des sentiments les plus purs sont exaltés avec une finesse qui n'appartient qu'aux grands cinéastes tels McCarey, Sirk ou Minnelli. La tendresse qui lie les personnages interprétés par Glenn Ford et le jeune Ron Howard touche au cœur. L'amour que porte le père à son fils, la détresse qui est la sienne lorsque celui-ci fugue, sa volonté de rester toujours ferme mais compréhensif en dépit de l'épreuve qui a touché la famille... tout est d'une incroyable justesse. Magnifique !