Affichage des articles dont le libellé est Jack Arnold. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jack Arnold. Afficher tous les articles


Le météore de la nuit
(Jack Arnold, 1953)

La modestie des moyens doit être relativisée tant la portée symbolique et le caractère peu spectaculaire du film lui confèrent une dimension assez intellectuelle. Avec le talent d'artisan qu'on lui connaît, Jack Arnold interroge le regard du spectateur et pose la question de l'altérité de manière subtile, introduisant le doute sur la véritable identité des personnages. En cela, il anticipe Invasion of the Body Snatchers, le chef-d'œuvre de Don Siegel. Sortie en pleine Guerre Froide, cette fable humaniste et finalement pacifiste a les nobles atours d'un classique de la série B.


Une balle signée X
(Jack Arnold, 1959)

Au-delà de la concision du film (moins de 80 minutes), sa principale qualité est bien entendu son scénario. Le personnage joué par Audie Murphy (fade, comme souvent) agit sur la communauté comme un révélateur de toutes ses angoisses et ses lâchetés. En cela il est un formidable écho à l'Amérique d'alors. Bien que sans fulgurance (quoique la scène finale est excellente), No Name on the Bullet s'impose comme un bon western.


Le monstre des abîmes (Jack Arnold, 1958)

Série B éminemment sympathique où la croyance d'artisans comme Jack Arnold en un cinéma populaire mais intelligent est éclatante. Certes bien moins abouti que le chef-d'œuvre qu'est L'homme qui rétrécit, le film se laisse suivre avec un plaisir certain et ce, en dépit d'une intrigue téléphonée (et finalement secondaire) et d'acteurs peu convaincants. L'efficacité du récit, typique des films de genre les plus réussis de la période, transpire à chaque plan. Pas de gras, pas de circonlocutions inutiles. Soixante-dix-sept minutes d'honnêteté et de respect pour le spectateur.