
Cléo de 5 à 7 (Agnès Varda, 1962)
Parmi les films les plus encensés de la Nouvelle Vague, Cléo est une œuvre profondément marquante. Parce que son dispositif, totalement artificiel et pourtant extrêmement vivant, permet de capter les peurs et les doutes de la jeune et surfaite héroïne ; parce que c'est un moyen de renouer avec le Paris du début des années 60 et ce rapport très physique aux rues et aux quartiers de la capitale ; parce que c'est enfin une confrontation, quoiqu'indirecte, au monde d'alors (et notamment la guerre d'Algérie). À la superficialité du début, succède un ton qui gagne progressivement en gravité. Les vingt dernières minutes sont à ce titre prodigieuses.













