
Les dernières fiançailles (Jean-Pierre Lefebvre, 1973)
Quiconque doué d'un minimum de sensibilité comprend la démarche du cinéaste et loue le dépouillement de la mise en scène face à un tel sujet. Seulement, le film a finalement les défauts de ses qualités: à force de réalisme, à force de silences, de tic-tacs d'horloge qui n'en finissent plus de rythmer le quotidien du couple septuagénaire, le dépouillement vire au sordide. Et si la tendresse pudique des deux protagonistes peut émouvoir, on finit par s'emmerder rapidement. Froid comme un hiver québécois.












