Affichage des articles dont le libellé est Raoul Walsh. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Raoul Walsh. Afficher tous les articles


La belle espionne (Raoul Walsh, 1953)

Un habile film d’aventures. Il faut dire que le duo Borden Chase au scénario et Walsh à la mise en scène est caractéristique d’une époque aujourd’hui vraisemblablement révolue où le divertissement n’était pas incompatible avec l’ambition artistique. En moins de 90 minutes, les auteurs déploient une intrigue certes cousue de fil blanc mais dont les articulations sont fluides et qui bénéficie du charme du couple vedette (Yvonne De Carlo est décidément l’une des plus belles actrices du cinéma hollywoodien). Un bon moment.


L'escadron noir
(Raoul Walsh, 1940)

S'il n'est pas inintéressant de voir abordée l'histoire du Kansas avant le déclenchement de la Guerre de Sécession, il est plus problématique que soit ainsi romancée la sanglante épopée de Quantrill. Salopard et assassin notoire, il y a en effet peu de chance que sa macabre renommée soit née d'un conflit amoureux... Hormis cela, le film se laisse regarder sans déplaisir, Walsh étant aux manettes avec la virtuosité qu'on lui connait. John Wayne, qui n'était pas encore une star, manque en revanche un peu de caractère.


Un lion dans les rues (Raoul Walsh, 1953)

Ça commence comme une tranche d'americana qui fait craindre le pire (James Cagney sautant et chantant sous la pluie, filmé par un Technicolor un peu hors-sujet) pour prendre progressivement les atours d'un violent pamphlet politique, critiquant la démagogie d'hommes soudainement ivres de pouvoir. Si la mise en scène de Walsh apporte un dynamisme incontestable quand il s'agit de s'attaquer à l'essence même du film, le récit peine cependant à démarrer et le propos manque au final d'originalité.

Empreintes digitales (Raoul Walsh, 1936)

Un mélange sympathique de comédie screw-ball et d'enquête policière. Le rythme n'est pas des plus alertes et l'intrigue des plus originales, mais le charme du couple vedette opère sans difficulté. En à peine plus d'1h15 le film est bouclé. Rien de transcendant mais un moment agréable où ne sont pas épargnés, par piques furtives, politiciens corrompus et justice inefficace.

The Strawberry Blonde
(Raoul Walsh, 1941)

Un Walsh méconnu qui tranche avec ses westerns, films de gangsters et films de guerre tournés à la même époque. Ici, c'est une comédie sociale dynamique où la question des mœurs est abordée avec légèreté. James Cagney s'en sort admirablement et les deux actrices féminines sont charmantes. Jouant malicieusement des clichés, Walsh confère peu à peu  à ses personnages une amertume aussi surprenante que savamment distillée. Très bon.

La rivière d'argent (Raoul Walsh, 1948)

Le savoir-faire de Walsh est particulièrement éclatant lors de la séquence introductive et celle du quasi-lynchage final. C'est ample, admirablement mise en scène et monté aux petits oignons. Le reste plus en sobriété, presque intimiste, porte en lui la vraie nature du film. Le récit, celui de la grandeur et de la décadence d'un self-made-man prenant conscience du collectif, est typiquement américain et s'inscrit dans la grande tradition des paraboles patriotiques. Le charisme du toujours excellent Errol Flynn donne un cachet supplémentaire à ce western solide.

Du sang sur la neige (Raoul Walsh, 1943)

Un film d'espionnage mis en boîte avec métier par Walsh, sans fulgurance cependant. L'intrigue localisée dans le grand nord canadien dépayse quelque peu, le rythme est maîtrisé et Errol Flynn est parfait (tout comme Helmut Dantine). C'est probablement l'association entre la sémillante star et le cinéaste la moins aboutie, loin, très loin derrière l'accomplissement qu'est Objective Burma. Un honnête divertissement.