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Le diamant noir
(Jean Delannoy, 1941)

Pachydermique mélodrame que rien ne sauve de l'ennui. L'écriture est donc sans finesse, la mise en scène sans inventivité, le montage sans rythme... En somme, les symptômes les plus évidents d'un cinéma aseptisé, aussi caricatural qu'inoffensif (l'argument de l'Occupation est nul et non avenu). Mais Jean Delannoy a-t-il fait autre chose tout au long de sa carrière ? Et, comble du comble, Charles Vanel est mauvais comme un cochon. Aux oubliettes !


L'assassin a peur la nuit
(Jean Delannoy, 1942)

Le début est prometteur : un générique original, un cambriolage, une photographie contrastée. La suite est moins convaincante. Jules Berry interprète un énième rôle de salaud, les amours de Jean Chevrier empèsent le récit alors que l'évocation de l'amitié et, plus tard, celle de la culpabilité avaient bien plus d'intérêt. On soulignera la date de sortie du film, en pleine Occupation, ce qui n'est pas sans valeur concernant certaines scènes. On se prend à imaginer ce qu'aurait donné le film avec Duvivier aux manettes. 


Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (Jean Delannoy, 1959)

Jean Delannoy porte Maigret à l'écran et le résultat est connu d'avance: film routinier et mise en scène purement illustrative. Jean Gabin domine une distribution convaincante (Michel Auclair est excellent) et incarne admirablement le personnage de Simenon. Respect de l’œuvre originale sans tentative de la transcender pour un film qui finalement se range aisément dans la catégorie "cinéma de papa".