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Robert et Robert
(Claude Lelouch, 1978)

Lelouch signe ici un film juste et sensible sur la misère affective, la solitude et l'amitié. Il y a beaucoup de tendresse et d'ironie, un humour pince-sans-rire délectable et un attachement très noble aux personnages. Il faut dire que Charles Denner et Jacques Villeret sont formidables en cœurs esseulés, paralysés par leurs manies ou leur timidité. Seule ombre au tableau, cette auto-satisfaction permanente chez le cinéaste qui peut finir par irriter.


Le bon et les méchants (Claude Lelouch, 1976)

Sympathique film qui brille avant tout, comme toujours lorsque Lelouch dispose de bons comédiens, par sa direction d'acteurs. Si Dutronc est excellent, trainant son habituel dandysme de manière tout à fait délectable, le reste de la distribution en impose également. La construction du scénario est intéressante et mêle intelligemment grande et petite histoire (avec une évocation assez iconoclaste de la Résistance). Seules la musique de Francis Lai hors de propos et la photographie sépia un peu prétentieuse peuvent véritablement être pointées du doigt.

Le chat et la souris (Claude Lelouch, 1975)

Un des films les plus appréciables de Lelouch. Par son intrigue qui tient -relativement- bien le spectateur en éveil mais d'abord et avant tout pour sa direction d'acteurs. N'ayons pas peur des mots, ils sont tous magnifiques, bien aidés en cela par des dialogues savoureux. La complicité évidente qui lie Léotard, Reggiani et Michèle Morgan (dans son dernier rôle) est un petit plaisir de cinéphile à ne se refuser sous aucun prétexte.