Il ne faut pas mourir pour ça
(Jean-Pierre Lefebvre, 1967)

Film très sentencieux, Il ne faut pas mourir pour ça est un exemple de cinéma désincarné et intellectualisant comme la seconde moitié des années 60 en a enfanté des dizaines. France, Québec, même combat ! C'est une bataille constante à quelle scène sera la plus ridicule ou la plus irritante. Le noir et blanc, les dialogues débités sans conviction ainsi que les quelques variations au violoncelle renforcent de sentiment permanent de prétention et, c'est le plus ennuyeux, de vacuité. Si le personnage principal se sent impuissant à changer le cours des choses, le spectateur, lui, lutte pour ne pas s'endormir devant ce pensum.