
Le temps de la revanche (Adolfo Aristarain, 1981)
Le parcours du héros cristallise la lutte de l'individu contre la mainmise des grands groupes capitalistes sur l'ensemble de la société. Mais, fort intelligemment, le cinéaste n'en fait pas un tract politique au sens bassement militant. C'est une réflexion puissante sur la marginalité et les rapports de classes, sur l'implacable pouvoir de l'argent. La narration est un modèle de développement avec une tension grandissante à mesure que le plan s'ourdit, s'exécute, et que le personnage incarné par un grand Federico Luppi s'enferme dans le mutisme. L'ultime séquence est, à la mesure du récit, inoubliable.