
Le mois le plus beau (Guy Blanc, 1968)
Chronique provinciale à l'heure de la débâcle et de l'armistice de juin 40, Le mois le plus beau est un joli film. La gravité du fond n'est jamais éludée par le pittoresque de certains personnages (Géret et Galabru sont excellents) mais, surtout, jamais les auteurs ne s’appesantissent sur les malheurs de la guerre. C'est un certain humanisme qui irrigue tout le récit, même lorsque manque d'éclater le lynchage des réfugiés italiens. La mise en scène est par ailleurs assez fluide et les 80 minutes s'enchaînent sans heurts.