La femme du dimanche
(Luigi Comencini, 1975)

L'adaptation d'Age et Scarpelli conserve la vulgarité du matériau littéraire d'origine (un obsédé sexuel assassiné à coups de sexe en pierre) mais aussi, et surtout, son étude de la grande bourgeoisie turinoise décadente. C'est bien entendu cet aspect qui est le plus intéressant, les auteurs délaissant progressivement l'intrigue policière pour une analyse pertinente des rapports sociaux, de la déliquescence de la démocratie chrétienne. Les images de Comencini sont froides, à l'image des pantins qu'il met en scène, rappelant en cela son Casanova