
Adieu Philippine (Jacques Rozier, 1962)
Film emblématique de la Nouvelle Vague, avec les qualités et les défauts inhérents au mouvement. Côté qualités, on souligne bien entendu une certaine spontanéité, sorte de bulle d'oxygène au sein d'une société qui vit encore au rythme de la guerre d'Algérie, et les libertés prises par Rozier. C'est incontestablement marquant mais tout cela apparait finalement bien peu de choses. La liberté prend rapidement des atours de désinvolture : narration artificiellement heurtée, post-synchronisation foireuse, acteurs médiocres, récit sans grand intérêt. Une question : et si tout ceci n'avait pas été plus important pour la critique cinématographique que pour le Cinéma à proprement parler ?