
La bande Casaroli (Florestano Vancini, 1962)
Situé de manière exemplaire (thématiquement et historiquement) entre le néo-réalisme et le poliziottesco, le film est passionnant. Le long traveling inaugural qui nous présente une Bologne plongée dans la brume est d'une beauté stupéfiante et annonce la modernité formelle de La banda Casaroli. Inspiré de faits réels, le récit mettant en scène trois acteurs formidables (Salvatori, Milian et Brialy) est l'opportunité pour l'auteur d'évoquer l'immédiate après-guerre avec, toujours en filigrane, le poids du fascisme dans l'inconscient collectif. Un chef-d'œuvre qui mériterait de sortir de l'oubli dans lequel il est aujourd'hui plongé.