Home Sweet Home
(Benoit Lamy, 1973)

Un joli film qui, sans jamais recourir au pathos, mêle ode à la révolte et réflexion sur la vieillesse. La présence de Jacques Perrin (également producteur) et de Claude Jade assure une dimension professionnelle à un ensemble plus amateur, plus spontané, plus authentique en somme. C'est drôle, émouvant et toujours digne. Il n'y a aucun personnage fondamentalement mauvais (y compris la directrice dépassée par sa propre rigidité) et le caractère éminemment politique de cette curiosité belge n'est jamais asséné de manière bêtement militante. Il y a là une liberté à la Vigo, ce qui n'est pas un mince compliment.