
Snake Eyes (Brian De Palma, 1998)
Les obsessions du cinéaste, doublement héritées de l'assassinat de Kennedy et d'une vénération pour Hitchcock, sont une nouvelle fois à l'œuvre ici. La maestria de la mise en scène est évidente mais Snake Eyes lasse rapidement, l'écriture peu rigoureuse n'aidant pas. En fait de qualités formelles et thématiques, De Palma se complait dans l'auto-citation en permanence. Blow Out et Body Double, pour ne citer que ces deux sommets, sont largement plus ambitieux. Quant à Nicolas Cage, il fait ce qu'il à toujours fait : du Nicolas Cage.